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Transmission

En janvier 2010, la Fondation ne pouvant plus assumer son rôle de propriétaire, a fait don de l'abbaye, via un Fonds de Dotation, aux Soeurs Dominicaines contemplatives du Monastère de la Miséricorde.

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 © Abbaye Saint-Pierre-des-Canons   I

Album photo

Restauration

En 1965, l'abbaye en ruine est rachetée par Mr SAURIN qui, avec un sens aigu du repect de l'architecture ancienne et une infatigable énergie, restaure les bâtiments avec une équipe d'ouvriers pendant deux années entières. En 1972, il reçoit le prix des Chefs-d'oeuvre en péril, récompensant son action de sauvegarde du patrimoine.

En 1978, Mr SAURIN revend l'abbaye à une Fondation Suisse qui entend redonner à St Pierre-des-Canons une dimension culturelle et spirituelle.

Se sont succédés pour gérer le quotidien dans l'esprit de la Fondation, un prêtre et des laïcs, puis des soeurs franciscaines de Marie, et enfin des membres de l'Institut Notre-Dame de Vie.

Réhabilitation

Les dates


1118 - Prieuré de moines Bénédictins


XVe s. - St Pierre, église rurale, ermites vivant dans 2 grottes.


1453-1793 - Période Franciscaine, prospère.


1876-1888 - 2e période bénédictine.


1890-1903 - Période salésienne.

SAINT-PIERRE-DES-CANONS

Le visiteur arrivant à Saint-Pierre-des-Canons s'attarde volontiers à contempler le panorama grandiose et à goûter le charme de ce site apaisant.

Au fond d'une allée, le bâtiment de l'abbye : le pignon, la façade et les terrasses s'apparentent étroitement, par leur style, à ces vastes bastides povençales répandues au XVIIIe siècle dans la région d'Aix-en-Provence. Cependant, les chapelles adossées à la falaise, l'aile d'un cloître, et diverses dépendances, y compris d'anciennes habitations troglodytiques, témoignent d'un passé beaucoup plus lointain.

Comment imaginer la vie de ces générations de moines, d'étudiants, de pèlerins, de prisonniers, accueillis à Saint-Pierre ? Voici quelques jalons...


Première période bénédictine

En 1143, la chapelle "Santa Petri de Cano" est nommée pour la première fois parmi les églises dépendant de l'abbaye bénédictine de Saint-André, à Villeneuve-lès-Avignon. Les moines vivaient selon la règle de Saint Benoît "Ora et Labora", prie et travaille. Ils y restèrent trois siècles menant une vie de pauvreté et de louange de Dieu.

Le mot d'origine, canno, est à rapprocher du grec cano qui signifie "la règle". Mais il existe deux autres origines possibles du nom de Saint-Pierre :

- Saint Pierre des chanoines, nom d'une chapelle primitive, serait devenue St Pierre des Canons, après déformation du mot chanoine en provençal.

- Le nom du lieu pourrait aussi venir de l'évolution sémantique du mot "canisse", roseaux creux qui servaient à conduire l'eau des sources. Or, l'abbaye est alimentée par une source :  St Pierre des sources...

Au XVe siècle, Saint-Pierre, considérée comme église rurale, est desservie par des recteurs de diocèse qui vivent en ermites dans deux grottes taillées dans le roc.

Epoque franciscaine

En 1458, au départ de ces ermites, le chapitre d'Aix confie la chapelle à plusieurs frères mineurs de Saint François, religieux de l'Observance venus de Marseille, qui cherchaient un lieu de silence et de prière.

L'établissement connaît alors une longue période de prospérité, accompagnée d'un rayonnement spirituel : le couvent s'ouvre aux étudiants pauvres, prête son concours aux paroisses environnantes.

Construction du bâtiment principal (le cloître gothique ouvrant sur la partie du XVIIe siècle, implantation de la chapelle circulaire de Roquemartine, bâtie en dehors de la nef primitive et au détriment d'une partie du cloître).

En 1630, l'un des religieux meurt en secourant à Salon les victimes de la peste.

Au début du XVIIIe siècle, l'un des abbés rentrant d'Italie fit, dit-on, rénover les façades, aménager les terrasses, créer le superbe escalier à double révolution ainsi que les jardins et parterres.

Au XVIIIe siècle, les activités d'accueil se développent. Les Franciscains, qui tenaient déjà auberge pour les pèlerins se rendant à Notre-Dame de l'Annonciade, à l'abbaye de Sainte-Croix, reçoivent des malades, des infirmes, et certaines grottes sont même utilisées pour accueillir des prisonniers du château d'If de Marseille ayant fait l'objet de lettres de cachet, mais ne supportant pas le climat maritime ! 

La tradition veut que Mirabeau et Thiers (l'ancêtre du Président) aient séjourné à Saint-Pierre-des-Canons.

En 1765, une patente royale officialise cette transformation en hospice, et le monastère devient indépendant du Chapitre d'Aix.

En 1793, la Révolution disperse les religieux. Une période difficile commence : l'hospice dépérit et l'établissement est mis en vente.

La famille de Cordoue, devenue propriétaire de l'ensemble en 1802, tente d'y créer un pensionnat, mais les bâtiments ne sont bientôt plus occupés que par des fermiers et le personnel du marquis.

En 1849, Mlle de Cordoue souhaite rendre la maison à sa destination primitive : Dominicains et Chartreux étudient le projet de s'y installer, mais ces pourparlers demeurent sans suite jusqu'en 1876, date à laquelle le propriétaire fait don du monastère à l'Archevêché d'Aix, à condition qu'il soit mis à la disposition de religieux ou de prêtres auxiliaires.


Deuxième période bénédictine

Des moines de la Pierre qui vire, monastère bénédictin dans le Morvan, viennent alors s'installer à St Pierre, et cette seconde periodé bénédictine, malheureusement trop brève (1876-1888) sera l'occasion d'un grand rayonnement spirituel. Le prieur était Dom. Romain BANQUET (1840-1929), fondateur de l'abbaye bénédictine d'En Calcat, dans le Tarn, en 1890.


Epoque salésienne

En 1890, lorsque les bénédictins quittent St Pierre pour aller dans le Tarn fonder le monastère d'En Calcat, les bâtiments de nouveau abandonnés retrouvent rapidement vie grâce aux Salésiens de Dom Bosco qui y établissent leur noviciat, leur scolasticat, complétés par un orphelinat agricole.

Cette nouvelle ère de prospérité est brutalement interrompue par la loi de 1901 sur les congrégations religieuses. Maîtres et élèves sont expulsés en 1903 et leurs biens vendus aux enchères.


Pillage du monastère

Les bâtiments laissés à l'abandon connaissent alors la période la plus dramatique de leur histoire : pillage des lieux par des vandales, profanation de la chapelle, mutilation de statues...

En 1925, une descendante de la famille de Cordoue rachète l'édifice et s'efforce de le faire renaître de ses ruines. Des colonies de vacances proposées aux jeunes des environs connaissent un grand succès, mais les frais d'entretien du bâtiment ne permettent pas de poursuivre.


Réhabilitation

L'Abbaye est sauvée dans les années 1960...  VOIR ci-contre.

Bref historique

Histoire de l'abbaye

Abbaye Saint-Pierre-des-Canons